Pictogramme,

Le sujet idéalisé ?

Gérard Plénacoste est graphiste indépendant et enseigne à l’Ensad.

Les premières apparitions du pictogramme sont difficiles à dicerner, s’agissant de représentations schématiques on peut remonter aux peintures rupestres. L’objet de la présentation s’interresse aux formes contemporaines, autour de celles qui sont liés aux besoins d’informations et d’usages. À l’instar des représentations préhistoriques la graphie du pictogramme anime le sujet d’une réalité toute autre : elle déclenche une représentation mentale du sujet.
Cette projection, cet idéal passe par la forme même du pictogramme.
C’est ce que décrit Focillon dans le Monde des formes : « Le signe se signifie, mais devenu forme, il aspire à se signifier, il crée son nouveau sens […] ».
La question est bien celle de la forme au delà même se son sujet. Ainsi pour étayer une analyse de cas, on peut par exemple se référer aux ouvrages : Les sensations de Condillac et ses prolongements au début du XXe siécle avec par exemple Psychologie de la forme de Paul Guillaume qui fut en France, le rapporteur de la théorie de la Gestalt.
Ces considérations sont celles qui finalement donne des repères au praticien pour évaluer son travail, en quelque sorte c’est un outil de contrôle. Et cet exposé est celui d’un manipulateur de forme, confronté aux exigences du monde matériel, qui à quelque fois besoin d’idéalisation.

Afin de prolonger cette intervention, vous trouverez ci-dessous quelques liens Internet sur le sujet :

• Paul Mijksenaar :
Visual fonction 010 publishers

Edward Tufte :
1-The Visual Display of Quantitative Information,
2-Envisioning Information,
3-Visual Explanations.

• Tous les Frutiger… à consulter.
Adrian Frutiger, L’homme et ses signes, Éditeur atelier Perrousseau, 2004

Gerd Arntz

Lance Wyman

Bliss

Série AIGA, à télécharger pictos en eps